jeudi 26 juillet 2007

Mes vacances à Capurgana


Et voilà, j'inaugure officiellement ce blog avec les photos des vacances à la plage de la semaine dernière.
Présentation: Capurgana, petit bled paumé au Nord du département du Choco, à la frontière avec le Panama, où l'on n'accède qu'en avion (petit coucou de 15 places) depuis Medellin, à moins que l'on aie le courage de faire 2 jours de bus et quelques heures en bateau...
Mais une fois arrivée, c'est juste le paradis: plages magnifiques et désertes, jungles, cocotiers et plamiers... Bref, tous les clichés des parfaites vacances à la plage, le contraire de Marbella et St-Tropez.
Bon, j'en connais que les conditions de vie feraient moins rêvé (n'est-ce pas Lolo?) : cabane sur pilotis avec juste le plancher en bois ou un hamac pour dormir, pas d'électricité bien sûr, l'eau qui vient des montagnes, la douche en plein air face aux bananiers et aux singes hurleurs qu'on entend bien la nuit, quelques moustiques qui se baladent par là...
Jusque là, que du bonheur. Mais forcément, comme aucun coin n'est vraiment parfait, en plus des bêtes habituelles (araignées, serpents, grenouilles venimeuses -je m'en veux de pas les avoir pris en photo, elles sont trop choutes-...), y avait plein de cafards qui se baladaient le soir tombé...
Pouah!! J'ai d'ailleurs émigré du second étage où je me trouvais la première nuit, plus abrité puisqu'ayant des murs en bambou, pour aller dormir par terre au premier, plus loin du toit en paille, donc moins de (mal)chances d'y trouver ses horribles bestioles. J'aurais bien aimé dormir dans un hamac, mais vu la population qui se trouvait là (grandes tablées de 12 à 18 personnes), ils étaient comptés et je crois que la soeur de ma pote Noémie (on était chez son copain, Esteban), Elodie, était encore plus traumatisée que moi, et après une nuit à dormir par terre, elle a tenu à récupérer son hamac...
Mais je m'aperçois que je n'ai pas commencé par le début: je suis donc partie de Bogota à Medellin, supposémment pour retrouver ma pote Noémie et sa soeur qui y étaient déjà. Mais ces petites oies n'avaient pas réservé leur avion, et comme il n'y a pas trop de vols, évidemment, y avait plus de place. J'ai donc directement filé à l'aéroport où j'ai retrouvé un pote d'Esteban que je ne connaisais pas mais qui m'a accompagné durant le voyage.
Menos mal d'ailleurs, car Noémie et Elodie étant partie en bus, elles ont eu un éboulement sur la route qui les a bloqué toute la nuit et elles n'étaient pas là pour m'attendre à Capurgana. Et si j'avais été toute seule, sans connaître et sans numéros de téléphone, je me demande bien comment j'aurais fait pour rejoindre la baie où vit Esteban, El Aguacate (et oui, l'avocat, pour les hispanophiles), où l'on se rend en lancha (barque à moteur), puis trouver sa baraque à laquelle on accède après encore 15 minutes de marche au milieu de la forêt et qui est bien cachée derrière un rideau de manguiers, papayers et autres arbres à avocats (on dit des avocatiers?)
Mais comme tout finit toujours bien, on s'est tous retrouvés le soir même, autour d'une grande table, comme dans Astérix.
Après, une semaine passée je ne sais comment, car une fois les pieds posés à l'Aguacate, le temps s'est arrêté. En même temps, sans chercher très loin, nos activités principales étaient: plage, snorkling, marche, lancha, cuisine (ça prend du temps à cuisiner pour 15, surtout quand presque tout est fait à base de coco, et qu'il faut aller les chercher sur l'arbre, les ouvrir, les raper et tout et tout...), lecture et ateliers tatouages (ne vous inquiétez pas, ça part au bout de 2 semaines!).
Bref, ça s'est super bien passé avec tout ce beau petit monde, même s'il y avait quelques cas d'incompréhension mutuelle, notamment avec Seiba, une petite fille suisse allemande qui n'avait appris que quelques mots basiques d'espagnol et ne parlait pas français...
On a même fait une journée de voilier, puisqu'un pote d'Esteban qui vit sur son bateau est également arrivé ces jours là. C'est cool, le voilier, mais je crois que je ne suis définitivement pas faite pour l'eau: autant j'ai réussi à vaincre le mal des transports en voiture, en train et en avion, mais le bateau, c'est pas encore tout à fait ça. Malgré ça, j'apprendrais bien à en faire, moi. Et puis Leo, un voisin d'Esteban, a bien essayé d'aller pêché un pargo au harpon (me demandez pas ce que c'est comme poisson: je sais juste que c'est bon et que j'en mange toujours plein sur la côte, que les très grands peuvent atteindre la taille d'un homme et que ça a des écailles rouge), mais la flèche ne s'est pas bien plantée et le pez n'est pas devenu pescado (2nde leçon d'espagnol en s'amusant: les peces, ce sont les poissons dans l'eau, le pescado c'est celui qu'on a dans l'assiette). Et pour la petite anecdote, même au trou du cul du monde, celui-ci reste tout petit, puisque le proprio du voilier n'était autre que le cousin d'une collègue de l'ambassade...
Voilà, que dire de plus? Pas de détails zoologiques très précis à donner, contrairement à Oriane (pour ceux qui ont été voir son blog dernièrement) : juste des toucans partout, des singes hurleurs, donc (que j'ai entendu mais malheureusement pas vu), des mini grenouilles vertes fluo et noires, des crabes, des muraines, des poissons anges... Bref, ce genre de bêtes communes dans ce genre d'endroit.
Bon, je crois que ce sera tout pour cette fois. Faut pas abuser des bonnes choses et puis faut encore que je trouve comment on crée des albums photos pour pouvoir me la péter comme O avec ses éléphants...

Capurgana

7 commentaires:

Oriane a dit…

Ben tu vois tu y es arrivé avec les photos !!! Même pas eu besoin de t'expliquer ! Comme quoi, quand je suis pas là, ça force à se creuser un peu la cervelle et se rendre compte que c'est pas si difficile après tout ;-)
Bon à part ça moi si on m'avait dit que c'était comme ça la Colombie, je serais bien venue ! On me dit jamais les truc importants, pfff...

floriane a dit…

Mouais, mais là j'arrive quand même pas à retrouver l'option qui fait que n'apparaissent que les premières lignes (type 1er paragraphe) des textes, histoires d'éviter d'avoir une page de 3 kms de longs... Et pourtant, je l'ai vue hier!!
Si tu pouvais m'aider sur ce coup là, histoire que je ne m'énerve pas sur mon ordi...
Et combien de fois je t'ai dit que c'était trop beau, la Colombie, hein? Pff... Quelle mauvaise foi!

Anonyme a dit…

je vois que tu n'as pas perdu ton pessimisme habituel, mais crois moi c'est tres gentil les grenouilles venimeuses, en plus quand ça te pique tu ne meurs pas à tous les coups. Mais je suis heureux que tu aies survécu. Par contre c'est pas juste d'avoir autant de chance sur les transports, finalement c'est toujours sur les mêmes que ça tombe !!

floriane a dit…

Oui, Nico, mais les filles, elles au moins, ne sont pas tombées aussi bas que toi: elles ont évité la nuit à Turbo, elles!
Tu auras beau faire ce que tu veux, tu resteras notre maître incontesté à tous de poissard...
Il t'es rien arrivé en Bretagne? Une petite hydrocution? Marcher sur un oursin?
Ta vie en Frane est trop monotone, ces derniers temps...

Oriane a dit…

Euh, je sais que je vais irrémédiablement baisser d'un cran dans ton estime, mais je n'ai aucune idée de comment faire pour afficher que les qq premières lignes de chaque message et pas tout ! Pourtant mon blog en aurait bien besoin lui aussi...

En tous cas merci d'avoir envoyé un mail collectif pour informer de l'existance de ton blog + rajouté un lien vers mon blog depuis le tien, paske moi j'ai oublié de le faire... Du coup des gens comme Pierre pourraient découvrir que moi aussi j'ai un blog, tout ça sans que j'ai bougé le petite doigt ou presque ! Vive la blogosphère !

Anonyme a dit…

woo hoo woo hoo! merci pour ton blog, comme ca mes potes peuvent avoir de mes nouvelles sans que je me foule! hehe
des bises meuf
noemie

Carlos-Javier AMAYA a dit…
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